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Portrait de Sophie Masurier et Périne Barbe

Apicultrices professionnelles au GAEC Apicole de l’Estérel

 

Sophie Masurier et Périne Barbe sont installées en exploitation familiale dans le quartier de la Tour de Mare à Fréjus depuis.

Le GAEC apicole concentre la miellerie (extraction et conditionnement), les ateliers de menuiserie et mécanique, les locaux de stockage et un point de vente directe.

Sophie et Périne produisent du miel et des spécialités  comme le pollen et des produits de transformation comme le pain d’épices et l’hydromel.

 

Elles possèdent 450 ruches qui sont placées sur des terres louées ou en concessions dans des zones mellifères exemptes de grandes cultures : l’Estérel, l’Ardèche, le plateau de Valensole.

 

 Elles exercent leur métier selon des techniques apicoles d’élevage respectueuses de l’environnement, des abeilles et des apiculteurs.

Leur exploitation fait partie de la Route des miels.

 

Le travail d’apiculture se fait au rythme des saisons, selon le calendrier de floraison liée à la pratique de la transhumance.

La transhumance permet aux apiculteurs d’obtenir une grande variété de miels et c’est un déplacement de nuit sur parfois des centaines de kilomètres.

 

De septembre à mai les ruches sont installées dans l’Estérel pour le miel de bruyère rose et le miel d’arbousier à l’automne et pour les essaims, le pollen et la récolte des miels de bruyère blanche arborescente et de  toutes fleurs au printemps.

 

Au printemps débute la période de transhumance avec un départ en Ardèche pour le miel d’acacia et l’installation des ruches à Esparron pour le miel de thym.

Certaines ruches et essaims restent sur place jusqu’en juin.

 

En juin, nouvelle installation en Ardèche, dans le haut Vivarais pour les miels de montagne, sapin et ronce.

Transhumance aussi sur le plateau de Valensole pour le miel de lavande.

 

Tout peut être remis en cause et modifié selon l’état des ruches et les conditions climatiques, sècheresse, gel tardif et opportunité de miellées différentes, ce métier impose, et c’est ce qui en fait son attrait, d’être joueur et réactif.

 

Plus concrètement nous produisons peu de miel de printemps, une récolte catastrophique de miel de lavande et la quasi disparition de la miellée avec la de bruyère rose due à une trop grande souffrance des plantes durant l’été.

 

 

Les aléas du métier d’apiculteur :

 

La sécheresse, les incendies et l’urbanisation; les marges résidentielles ou zones tampons entre résidences et maquis disparaissent. Elles sont grignotées par l’urbanisation et les débrousaillements démesurés.

 

Les pesticides ;

Les abeilles et donc les apiculteurs sont les premiers témoins et victimes de l’épandage irraisonné des pesticides avec la mise sur le marché, par les grandes firmes internationales, de nouvelles substances toujours plus performantes, et donc plus nocives.

Néanmoins, depuis l’interdiction du Gaucho et du Régent (semences enrobées) par les pouvoirs publics, une prise de conscience est née et l’on constate une utilisation plus raisonnée des pesticides par les agriculteurs. Mais malheureusement ces mêmes produits continuent d’être vendus sans information sur leurs réels dangers, pour les jardins des particuliers et des copropriétés.

 

 Le cruiser est la substence actuelle d’enrobage des semences, les apiculteurs en demande chaque année l’interdiction.

 

Les OGM

Les apiculteurs risquent d'être les vecteurs malgré eux des pollens chargés d'OGM ; et il faut savoir que contrairement à ce qui a été prévu (une distance de 3 km) les abeilles font parfois plus de 10 Km pour aller butiner !

Ils risquent d’être accusés de la dissémination de ces OGM dans la nature et donc interdits de séjours dans certaines zones pendant la floraisons des plantes OGM (voir problèmes en Espagne).

 

 

 

Mais malgré ces difficultés, la profession d’apiculteur reste passionnante et procure un réel plaisir ……

 

Les apiculteurs sont en contact direct et permanent avec la nature et le « vivant ». Ils travaillent, dans notre région, dans des endroits encore préservés et protégés ; et qu’eux-mêmes sauvegardent par leur présence.

C’est un métier aux  tâches multiples qui varient au gré des saisons et des dates de floraisons, qui requiert une multitude de connaissances : botanique, climatologie, génétique, mécanique, commerce, pédagogie…..

Et parce qu’ils ne peuvent influer sur leur production selon les variations climatiques et autres, il leur faut une grande adaptabilité.

 

De plus, le suivi des produits de la ruche de leur création à leur mise en vente est très satisfaisant pour le producteur apicole.

 

 

 

 

Liens

www.miels-de-provence.com

 

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