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De même qu'un père biologique n'est pas forcément écolo,
les légumes bio ne sont pas automatiquement écologiques


Depuis près de trente ans, je préfère privilégier les légumes de culture biologiques dans mon alimentation, n'ayant pas la place de cultiver un potager, je les achète au supermarché. Mais voilà, depuis quelques temps, c'est l'horreur, les carottes viennent d'Angleterre, les radis des Pays-Bas, les champignons dits de Paris également, le chou chinois quant à lui, il vient d'Israël ! Vous me direz que les choux de Bruxelles peuvent bien venir de Belgique !


Que faire ?


C'est ainsi que je me suis renseignée pour trouver une Amap et que je l'ai trouvée ... ouf !


Puis, j'ai lu un article d'une Canadienne s'étant astreinte à n'acheter que des produits dont la provenance était de moins de 100 miles (soit environ 160km). Eh, bien, ce n'est pas facile. Essayez: adieu les bananes, les ananas et même le riz. Il s'agit du mouvement «100 miles diet» qui est né au Canada en 2005.


Comme il y a les carnivores, il y a maintenant les locavores aux Etats-Unis. Selon ceux-ci, un verre de jus d'orange de Floride consommé à Chicago contient l'équivalent de 2 verres de pétrole. Mais, certains trouvent le raisonnement un peu simpliste: il est plus écologique par exemple pour les New-Yorkais de boire du vin français, qui arrive par bateau, que du vin californien transporté par camion. Quant aux tiers-mondistes, ils déplorent que les locavores trahissent les communautés du Coasta Rica ou du Kenya avec lesquelles les chaînes de produits 'bio' ont conclu des marchés.


Il y a matière à réflexion, il n'y a pas que les fruits et légumes qui doivent être produits localement ... la fin du pétrole, une ouverture pour un autre mode de vie ?


Plusieurs solutions s'offrent à nous,


  • 1. Trouver des producteurs locaux pour acheter les légumes et autres aliments de proximité, attention même au marché, ce n'est pas toujours le cas. C'est ici qu'intervient l'Amap!
  • 2. Celles et ceux qui possèdent un lopin de terre peuvent très bien cultiver un petit potager, ainsi aucune consommation de pétrole et l'année suivante vous pourrez même utiliser vos propres semences.
  • 3. Lors de vos déplacements, faites donc ainsi d'une pierre deux coups, rapporter les produits locaux.
  • 4. Réapprendre à se nourrir avec le rythme des saisons.


Mais, l'alimentation n'est qu'une toute petite partie de l'iceberg, absolument tout achat devrait être analysé, il y a les produits :

  • § d'origine lointaine
  • § à base de dérivés de pétrole (toutes les matières plastiques)
  • § polluants et/ou non biodégradables
  • § fabriqués sans protection sociale pour les travailleurs.


 

Danielle D'Hulst

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